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Éthique et posture

La légalité est un minimum, pas un objectif. Une recherche peut être légale et pourtant disproportionnée ou nuisible. Avant chaque enquête, posez-vous ces questions.

Les cinq questions à se poser

  1. Finalité : pourquoi ai-je besoin de cette information ? La raison tiendrait-elle devant un tiers ?
  2. Nécessité : cette information est-elle indispensable pour répondre à la question ?
  3. Proportionnalité : l'atteinte à la vie privée est-elle justifiée par l'enjeu ?
  4. Conséquences : que peut-il arriver à la personne si mes résultats sont diffusés, mal interprétés ou erronés ?
  5. Mandat : ai-je l'autorisation de mener cette recherche (client, employeur, cadre légal) ?

Les situations à refuser

  • Retrouver l'adresse d'une personne pour le compte de quelqu'un dont on ignore les intentions.
  • Surveiller un conjoint, un ex-conjoint, un salarié ou un voisin.
  • Publier l'identité supposée d'une personne (« doxxing »).
  • Enquêter sur un mineur.
  • Désigner publiquement un coupable sur la base d'une enquête amateur.

Le risque de l'erreur

Les enquêtes collectives en ligne ont plusieurs fois désigné des innocents comme auteurs de crimes. Une erreur d'identification peut détruire une vie. Si l'enquête touche à une infraction, transmettez vos éléments aux autorités (par exemple via la plateforme PHAROS pour les contenus illicites en ligne) au lieu de les publier.

Bonnes pratiques

  • Minimiser : ne collecter et ne conserver que le nécessaire.
  • Documenter : chaque étape doit pouvoir être justifiée et reproduite.
  • Protéger : chiffrer les données d'enquête, les supprimer à la fin de la mission.
  • Rester humble : exprimer un niveau de confiance, ne jamais surestimer une conclusion.
  • Se former au droit : lire la section Cadre légal.